Le sodium cocoamphoacetate, c’est quoi ?

Son nom peut faire peur ! Le sodium cocoamphoacetate est souvent mentionné dans les listes d’ingrédients des cosmétiques bio. Tout simplement parce qu’il est autorisé par la plupart des certifications bio à l’instar d’Ecocert ou Cosmebio. Je vous en ai quelque fois parlé d’ailleurs dans ce webzine. Le shampoing au Yaourt de Cattier ou encore le gel douche Ushuaïa bio en contiennent.

Alors, je ne rentrerai pas ici dans le détail de sa structure chimique. Je préfère laisser ça aux spécialistes dans ce domaine. Ils en parleront mieux que moi. Derrière le nom sodium cocoamphoacetate, se cache en fait un tensioactif dérivé de l’huile de coco de type amphotère. Encore un terme qui peut faire flipper même si cette catégorie d’agents de surface est considérée comme l’une des moins nocives actuellement sur le marché.

Mais on comprend pourquoi il soulève des questions… Surtout quand on est attentif à la liste des ingrédients INCI et que l’on souhaite savoir ce que l’on met sur notre épiderme. On se demande quel est son rôle, est-il indispensable ? Et, surtout, le sodium cocoamphoacetate est-il sans danger ? Cette semaine, je vous en dis un peu plus sur cet ingrédient souvent utilisé par les marques bio dans les gels douches, les shampoings et les crèmes à raser.

Le rôle de ce tensioactif dans nos cosmétiques

sodium cocoamphoacetate tensioactif

Si vous lisez ces lignes, c’est surement parce que vous avez vu cet ingrédient dans la liste de vos cosmétiques. Il sert à quoi au juste l’agent de surface sodium cocomachintruc ?

Sachez d’abord que nous sommes entourés de tensioactifs. On en trouve un peu partout et pas seulement dans les produits de beauté. Il y en a dans les produits vaisselle, par exemple. Mais ils sont aussi bien nécessaires dans les gels douches et shampoings. Car c’est eux qui vont faire mousser et nettoyer par la même occasion.

Ils jouent un rôle crucial pour la plupart des produits d’hygiène. Surtout, lors de l’utilisation, un agent de surface comme le sodium cocoamphoacetate va permettre de bien répartir le produit. Comme d’autres tensioactifs, il va faire en sorte que l’eau se mélange bien avec le corps gras du cosmétique. Au final, c’est ce qui va permettre d’avoir une belle mousse !

Le problème est que dans ce domaine, il y a à boire et à manger. Je veux dire par là que certains peuvent être assez dangereux pour l’environnement et sur notre peau. Ils pourraient provoquer des irritations. Alors évidemment, on ne le ressent pas tout de suite. Perso, c’est après plusieurs années que j’ai commencé à avoir des rougeurs suite à l’usage de mauvais produits…

Rassurez-vous, il n’y a pas que de mauvais tensioactifs. On les range en effet au sein de quatre catégories : les cationiques, les anioniques, les amphotères et les non ioniques. Grosso modo, les deux premières sont clairement à éviter. A ce propos, je vous avais déjà expliqué pourquoi il faut choisir un shampoing sans sodium laureth sulfate. Ce dernier fait partie des anioniques et peut être nocif. Bref, ce type d’ingrédients n’est vraiment pas bon et génère des problèmes de peau.

Le Cocoamphaocetate de sodium est-il dangereux ?

agent moussant pour le bain

Les deux derniers sont, quant à eux, plus doux. Le sodium cocoamphoacetate entre dans la catégorie des amphotères. Mais il n’est pas exempt de tout reproche. Le label bio NaTrue a décidé de ne pas autoriser ce tensioactif dans la composition des produits bio qu’elle certifie. Cet ingrédient ne serait pas compatible avec « une vraie orientation naturelle ».

Bien qu’il soit adapté aux peaux sensibles, rappelons tout de même que son origine est chimique. Si l’on veut le meilleur – le must du must, il faudrait plutôt s’orienter vers des tensioactifs d’origine naturelle. Le sodium cocoyl glutamate, le decyl glucoside ou le Sodium lauroyl glutamate sont des non ioniques que vous pourrez voir dans la liste des ingrédients de certains cosmétiques bio. Ils sont en non agressifs, donc, adaptés aux peaux très fragiles. Mais, à mon avis, le sodium cocoamphoacetate reste de toute façon une très bonne alternative au sodium lauryl sulfate. Sauf si vous êtes un vrai puriste !

Alors pourquoi toutes les marques de cosmétiques n’utiliseraient pas de meilleurs agents de surface comme le sodium cocoamphoacetate ? On jetterait ainsi à la poubelle tous les agents moussants potentiellement dangereux… C’est tout simplement à cause de leur coût. Les non ioniques sont effectivement moins chers à produire. Difficile de trouver des tensioactifs doux en grande surface. Et ce n’est malheureusement pas près de changer. Mais on peut toujours rêver 😉

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (2 votes, note : 5,00 sur 5)
Loading...